| 33% | Études de biologie fondamentale |
| 31% | Recherche et développement en médecine humaine, médecine vétérinaire et dentisterie |
| 15% | Production et contrôle des produits pour la médecine humaine, vétérinaire et la dentisterie |
| 8% | Essais toxicologiques et autres évaluations de la sécurité |
| 2% | Diagnostic de maladies |
| 1,6% | Enseignement et formation |
| 8% | Autres (virologie, immunologie pour la production d'anticorps monoclonaux ou polyclonaux, physiologie de l'interaction materno-fœtale dans la transgenèse des gènes de souris, les traitements oncologiques, la R&D pharmaceutique, essais de médicaments combinés, génétique, etc) |
La grande majorité des animaux de laboratoire est très déconsidérée par le public. Les souris (53%) et les rats (19%) sont non seulement qualifiés de nuisibles par notre société mais vont jusqu'à susciter une certaine aversion. Ceci arrange grandement les vivisecteurs qui peuvent leur faire toutes sortes d'expérimentations sans pour autant offusquer le public. C'est bien pour cela que l'on n'entend parler que des recherches effectuées sur ces petites bêtes. Pensez-vous qu'ils montreraient un chat avec des implants dans le cerveau au journal de 20h ?
Aux États Unis, les rongeurs ne sont même pas pris en compte dans les chiffres officiels sur les animaux de laboratoire.1
Une vie est une vie, même si la créature est petite, elle peut souffrir. Pourtant, on s'en sert comme du matériel de laboratoire qu'on prend puis qu'on jette. Il n'y a pas besoin d'aimer les rongeurs pour avoir de l'empathie envers eux.
De par leur petite taille, ces rongeurs procurent aux vivisecteurs une facilité de manipulation et un encombrement minimal. Ils ne coutent pas très cher, se reproduisent rapidement et ont une courte vie (surtout avec ce qu'on leur fait subir).
Les cochons d'Inde, dont le pseudonyme "cobayes" est utilisé par les vivisecteurs, attirent un peu plus la sympathie du public puisqu'ils sont des animaux de compagnie. Ils représentent 2,1% des animaux de laboratoire.
Autre animal très utilisé: le lapin.
Le lapin dévoile son intelligence dans un environnement enrichi. Il a un langage complexe et de la personnalité. Comme un chat, il peut être éduqué à la litière. Pour être heureux, le lapin a besoin de jouer, courir, creuser et ronger.2
Il n'y a pas très longtemps, le lapin servait encore à tester la corrosivité des produits chimiques sur la peau. Ces tests sont désormais interdits dans l'Union Européenne grâce à la validation d'une méthode de remplacement in-vitro utilisant des cellules humaines. Cette méthode, Episkin, est bien plus efficace et rentable - probablement la motivation première de son développement par l'Oréal.
Le lapin sert aussi à tester des médicaments et à étudier des maladies humaines, dont les maladies cardiovasculaires et les troubles du système nerveux. Tout ceci sans résultats transposables à l'homme.

Le test de Draize
La tête emprisonnée dans un carcan, les yeux du lapin reçoivent des gouttes ou des pulvérisations d’ingrédients chimiques entrant dans la fabrication de rouges à lèvres ou de shampoings. Pire encore, on maintient parfois, au moyen de pinces métalliques, ses yeux ouverts en permanence. Pendant plusieurs jours, la progression des lésions oculaires est observée: irritation de la cornée, perforation de l’œil, démangeaisons et brulures.
Un quart des chiens et chats proviennent de pays en dehors de l'Union Européenne 3(certains chiens viennent même des États Unis).
Le Beagle est une race de chien couramment utilisée en laboratoire car il est de tempérament doux et docile. On l'utilise pour faire des recherches sur les causes et les conséquences des maladies cardiaques. Les chercheurs pensent pouvoir soigner des maladies cardiovasculaires humaines - dues à une mauvaise hygiène de vie - en bouchant ou endommageant des vaisseaux sanguins du chien. Les chiens servent aussi en toxicologie, pour tester la toxicité de produits chimiques et pharmaceutiques.
Le chat sert beaucoup pour la recherche fondamentale, généralement pour assouvir une curiosité scientifique. La physiologie, et plus particulièrement le système nerveux, intéresse les chercheurs. Certains pratiquent la chirurgie invasive sur des cerveaux de chats anesthésiés, d'autres s'attaquent à leur moelle épinière. Il existe aussi des expériences sur le système visuel, une fois de plus sur le cerveau et sur l'équilibre du chat avec l'endommagement de son oreille interne. 4
Un jour, une dame s'est approchée de l'un de nos stands d'information à Paris et nous a dit que la recherche sur les animaux était très importante. Elle nous a dit qu'elle était une chercheuse étudiant les troubles du sommeil humain sur des... CHATS ! Même un enfant sait que les animaux n'ont pas les mêmes cycles de sommeil que les humains. Nous lui avons demandé pourquoi elle n'observait pas plutôt des humains, au moins, elle obtiendrait des informations pertinentes grâce à leurs examens cliniques et témoignages. Elle a simplement répondu: "Oui, mais il faudrait les payer les humains." Elle est partie sans nous donner la chance de préciser que ce sont de VRAIS PATIENTS que nous lui suggérions !
Chaque année, environ 12000 primates sont destinés aux laboratoires d'expérimentation animale européens. Les plus utilisés sont les macaques (rhésus et cynomolgus), les lémuriens, les marmosets (ouistitis).
Les chercheurs et les statisticiens ont beau dire que seulement 0,1% des animaux de laboratoire sont des primates, cela fait qu'en moyenne 3 singes meurent tous les 2 jours, dans chaque pays d'Europe ! Leur proche parenté avec nous soulève constamment des questions éthiques.
Ils sont souvent utilisés en toxicologie pour tester des substances chimiques ou des médicaments, en recherche sur les maladies infectieuses (HIV), en neurologie et neurotoxicologie dans lesquelles ils subissent d'atroces et inutiles opérations sur le cerveau (Alzheimer, Parkinson) et en recherche fondamentale.
Une récente enquête de PETA a révélé que l'Université de Columbia, entre autres:5
Voici quelques exemples d'échecs soulevés par Ph.D. Jarrod Bailey. (Toutes les références sont dans l'article original (en anglais) que vous trouverez sur le site de Physicians Committee for Responsible Medicine)6:
