Marche contre l'expérimentation animale

Samedi, 17 Avril, 2010

Une grande marche contre l'expérimentation animale, organisée par Coalition Anti Vivisection Belgique, s'est déroulée dans le centre ville de Louvain.

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Les manifestants étaient principalement belges, mais il y avait aussi des anglais, des hollandais et des français.

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Des centaines de personnes s'étaient déplacées pour dénoncer les pratiques cruelles et stupides des Universités Catholiques de Louvain et de Louvain-la-Neuve, les deux plus grandes utilisatrices de singes en Belgique. Les pseudo-chercheurs y font des expérimentations sur le cerveau de primates non humains (PNH) en prétendant, entre autres, vouloir faire avancer la recherche sur les maladies neuro-dégénératives humaines. Aucune espèce ne peut servir de modèle biologique pour une autre alors ce n'est pas grâce à l'expérimentation animale que l'on trouvera des remèdes aux maladies humaines (quelques exemples d'échecs).

Louvain étant une ville plutôt paisible, les riverains ont d'abord été surpris par ce défilé haut en couleurs et fort en bruit, puis, comprenant progressivement les horreurs qui se pratiquaient dans leur ville, avec l'argent du contribuable, leurs visages se sont décomposés. Plusieurs d'entre eux se sont spontanément joints à la marche.

Après avoir défilé pendant plus d'une heure, nous sommes revenus au point de départ pour écouter des interventions au micro.

Danny Flies, le président de CAV Belgique, a affirmé que cette campagne se poursuivrait tant qu'il y aurait des primates dans les laboratoires belges. Il a encouragé les militants à rester pacifiques dans leurs actions. Les vivisecteurs n'attendent qu'un faux pas de notre part pour nous faire passer pour des personnes agressives alors que ce sont eux qui ont le mauvais rôle.

File 907André Ménache, le directeur d'Antidote Europe, nous a expliqué que les vivisecteurs refusent systématiquement les débats publics car ils sont terrifiés à l'idée d'être confrontés à leurs détracteurs scientifiques. Les arguments des vivisecteurs ne tiennent pas la route face à la « bonne science », celle qui est basée sur des données humaines. Les résultats obtenus sur des animaux ne sont pas transposables à l'homme alors il serait temps que l'argent investi dans l'expérimentation animale soit utilisée dans de la vraie recherche basée sur l'homme. Le problème n'est pas scientifique, il est politique. L'opinion publique doit changer. Si chacun passe le message à dix personnes et que ces dix personnes le passent à leur tour à dix personnes, les choses pourront changer.

Ensuite, un militant nous a relaté son infiltration dans un célèbre laboratoire qui utilisait près de 200 macaques, dont beaucoup de bébés. Il avait réussi à y travailler pendant quatre mois en tant que technicien et nous a dit qu'il n'aurait pas pu supporter plus longtemps. Les expériences étaient sur la reprotoxicité. Le but pour les techniciens de laboratoire était que le maximum de femelles soient enceintes. Il fallait leur faire des frottis tous les jours pour connaître le pic de fécondité et c'était très stressant pour elles.

File 914Des centaines de macaques adultes et bébés sont morts pendant les expérimentations ou ont été euthanasiés après les tests. Alors que les cadavres de singes remplissaient les poubelles du laboratoire, l'infiltré a demandé au responsable des recherches si tout cela avait vraiment une utilité, il obtint pour réponse quelque chose comme: « Je ne suis pas certain que les résultats puissent servir car il existe trop de différences entre nos macaques en provenance du Vietnam et ceux de l'Ile Maurice ».

Le militant nous a affirmé que les vivisecteurs craignent que nous montrions au public ce qu'ils font vraiment. La plupart d'entre eux culpabilisent quand il y a une manifestation devant leur laboratoire et il arrive à certains de pleurer.

Cette journée a été très intéressante, tant pour la population que pour les militants. Les interventions des militants, scientifiques et témoins ont été très enrichissantes et encourageantes. Merci aux organisateurs et à tous les participants.

 

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Voici quelques exemples d'échecs soulevés par Ph.D. Jarrod Bailey.

  • Maladie d'Alzheimer: Les modèles PNH ne nous ont pas informé sur la pathologie de la maladie d'Alzheimer. Les plaques et les agrégats dans le cerveau sont typiques de la maladie d'Alzheimer chez les humains, pas chez les singes. Des études sur l'humain et in-vitro ont apporté les importantes hypothèses et informations liées à la génétique, la biochimie et le mode de vie, et qui aident à mieux cerner cette maladie. Un "vaccin" contre Alzheimer —AN-1792— était bien toléré par des singes mais à causé des Accidents Vasculaires Cérébraux et une inflammation du système nerveux central chez les humains.
  • Maladie de Parkinson: Entre les humains et les PNH, il existe des différences fondamentales de symptômes et de pathologie pour cette maladie. Les grandes découvertes ont été faites grâce à l'épidémiologie, les études cliniques, la recherche génétique, les études de tissus humains et les autopsies.
  • Accidents Vasculaires cérébraux (AVC): Depuis des décennies on se sert des PNH pour tenter de modéliser les AVC humains, malgré des différences physiologiques cruciales. Il existe des différences significatives et des contraintes-spécifiques entre les espèces. Sur environ 150 médicaments qui se sont révélés efficaces chez les animaux (souvent des PNH), aucun n'a été efficace pour les humains.

Pour en savoir plus.

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