La réglementation veut que les médicaments soient testés sur les animaux.
Nous sommes d'accord sur le principe de tester l'innocuité et l'efficacité d'une substance avant de la donner à un humain, mais nous pensons que cela doit se faire sans utiliser des êtres vivants non consentants. Il existe de nombreuses méthodes substitutives qui, une fois combinées, peuvent déterminer, avec une précision croissante, la réponse de l'organisme humain à une substance testée. (voir le film "Safer Medicines")
Plutôt que de faire évoluer la réglementation, les laboratoires, qui sont pourtant les mieux placés pour constater le manque de prédictibilité du modèle animal, se contentent de dire qu'ils ne font qu'appliquer la loi !
Début 2008, un consortium de 18 firmes pharmaceutiques a cependant demandé l'abolition de la tristement célèbre DL50 dans le cadre de leurs tests précliniques (Dose Léthale à laquelle 50% d'un groupe d'animaux décède). La DL50 était obligatoire pour tester les médicaments mais s'est révélée inutile car ne pouvait servir à déterminer les doses applicables à l'homme.
Lorsque le brevet d'un médicament prend fin après une vingtaine d'années, la molécule active tombe dans le domaine public et peut être utilisée par d'autres laboratoires.
Le médicament générique est la réplique ou l'équivalent du médicament d'origine. La réglementation estime qu'il n'est pas utile de re-tester ce médicament sur les animaux. Seuls quelques tests basés sur les humains par "bioéquivalence" (http://fr.wikipedia.org/wiki/Bio%C3%A9quivalence) sont nécessaires.
En effet, après une vingtaine d'années d'utilisation sur un grand éventail d'humains, l'efficacité et les effets indésirables du médicament sont bien connus. Les médicaments génériques sont donc beaucoup plus sûrs que les nouveaux médicaments mis sur le marché !
