Nous voulons qu'il abandonne l'expérimentation animale et se modernise en utilisant les méthodes substitutives à celle-ci.
Nous organisons régulièrement des manifestations pour revendiquer des changements mais aussi pour informer les gens de la région sur l'existence de ce laboratoire que nous appelons désormais Centre Intensif de Torture.
Nous avons reçu une lettre anonyme de la part d'un(e) employé(e) du CIT et cette personne semblait nous prendre pour des obscurantistes. Nous avons répondu en adressant notre courrier à la direction mais nous doutons qu'il ait été affiché dans la cafétéria.
Parmi les victimes du CIT, il y a des macaques, des ouistitis, des cochons d'Inde, des chiens, des souris, des rats, des lapins et des mini-porcs. Les unités animales du CIT couvrent une surface de 12.000m².
Bien qu'il existe des méthodes modernes substitutives comme la culture cellulaire (toxicogénomique, les puces ADN...) qui éviteraient de torturer inutilement des animaux, le CIT s'obstine à utiliser l'ancienne technique in-vivo. Cette dernière est pourtant évaluée dangereuse pour les humains par de nombreux scientifiques d'envergure internationale, des médecins et des chercheurs parmi lesquels on trouve d'anciens vivisecteurs. Entre chaque espèce, il existe d'énormes différences génétiques (activités biologiques des cellules, tissus et organes) mais aussi hormonales, immunologiques etc.
Le CIT possèderait pourtant une banque de tissus et utiliserait bien la culture cellulaire mais à petite échelle et les cellules cultivées sont celles d'animaux! En effet, ils commencent leurs tests toxicologiques sur des cellules animales avant de passer aux animaux vivants. Ils n'ont pas encore compris, ou ne veulent pas admettre, qu'ils devraient utiliser la culture cellulaire humaine, puisque leurs substances chimiques sont destinées à l'homme. Voir le chapitre "À qui profite la vivisection ?".
En cinq ans, le CIT a démultiplié ses installations et ses effectifs avec actuellement plus de 300 employés. En septembre 2006, le CIT annonçait avoir investi 23 millions d'euros dans de nouvelles installations, laboratoires et animaleries dont une de 1 800 m² pour des macaques et une autre de 2 000 m² pour des rongeurs, développant ainsi sa capacité à pratiquer l'expérimentation animale d'environ 40%.
Avec l'appui de groupes internationaux et des industries pharmaceutiques déjà implantées dans le département (GlaxoSmithKline, Johnson and Johnson et Pharmacia-Monsanto), la région Haute-Normandie, le département de l'Eure et la communauté d'agglomération d'Evreux encouragent et financent la réalisation du projet BioNormandie Parc.
Des entreprises pourront s'implanter dans ce parc technologique de 30 hectares et une Biopépinière accueillera de jeunes entreprises qui pourront, grâce à des partenariats, profiter des animaleries du CIT.
Ce « pôle d'excellence » sera une plateforme mondiale permettant à des sociétés internationales de tester la toxicité de leurs produits en se libérant des contraintes et des réglementations de leurs propres pays. Fonds Européens à l'appui, ce projet est lancé.
