Soutien aux inculpés autrichiens

Jeudi, 20 Mai, 2010

Des militants français soutiennent les victimes de la répression en Autriche!

File 984

 

Sur le Parvis des Droits de l'Homme, avec la Tour Eiffel dans le dos, des militants de la cause animale française ont choisi un endroit stratégique pour dénoncer l'oppression et la répression qui a lieu en Autriche. Banderoles, affiches, slogans et costumes de bagnards ont attiré l'attention de nombreux touristes.

 

File 1000

 

File 996

 

 

 

Pour ceux qui ne connaissent pas les faits, voici un petit récapitulatif

 

Le 21 mai 2008, à 6 heures du matin
Des unités spéciales de la police autrichienne prirent d’assaut 23 bureaux et domiciles privés. Les portes furent enfoncées. Réveillés en sursaut, les habitants terrorisés se trouvèrent cernés dans leurs lits par des policiers cagoulés pointant des armes sur leurs têtes. Dix militants animalistes de longue date furent placés en détention provisoire.

 

Inculpations
Les militants étaient censés appartenir à une organisation criminelle prétendument responsable d’actes délictueux, tels que menaces et vandalisme, commis par des individus inconnus contre des entreprises ou des personnes associées au commerce de la fourrure, à l’expérimentation animale, à la chasse ou à d'autres utilisations similaires d'animaux.

Les juges ont justifié la détention provisoire, sans inculpation, par simple suspicion d'existence d'une organisation criminelle. Cette suspicion a été décrite comme suit:

  • L'utilisation de plates-formes Internet non-publiques pour discuter
  • Le cryptage d'e-mails et d'ordinateurs
  • L'utilisation de téléphones mobiles qui n'étaient pas inscrits en toute légalité
  • L'expression d'opinions soi-disant radicales sur Internet au cours des 11 dernières années
  • Travail au sein d'une campagne impliquant l'envoi d'e-mails qui demandent des changements en menaçant de faire des manifestations (légales).
  • Les contacts internationaux, en particulier des réunions internationales et des rencontres avec des militants des droits des animaux étrangers.

 

Détention

La détention a duré plus de 3 mois. Malgré la présomption d'innocence, ils étaient enfermés dans de petites cellules et n'avaient droit qu'à une heure de promenade chaque jour. Ils ne pouvaient prendre une douche ou recevoir des visites (30 min) que deux fois par semaine.

 

Le 2 septembre 2008

Quelques semaines avant les élections législatives anticipées, un procureur général ordonna subitement la libération des militants. Cela eut pour conséquence de détourner de cette affaire une grande partie de l’attention du public et des médias.

 

En février 2010

Le Ministère public annonça que des preuves suffisantes avaient été réunies pour inculper treize militants animalistes, parmi lesquels les dix qui avaient été maintenus en détention provisoire durant trois mois, et pour les traduire en justice.

Quatre des militants ont publié leur acte d’accusation sur Internet. Les pires craintes se sont vues confirmées. Les actes d’accusation ne contiennent rien qui puisse être considéré comme preuve d’agissements criminels. L'appartenance supposée des militants à une organisation criminelle est déduite d’une longue liste d’opinions exprimées, et d’activités politiques, telles que l’organisation de conférences publiques et de manifestations.

Le procès devrait durer six mois. Les militants risquent jusqu’à 5 ans de prison et devront payer plus de 35 000 euros chacun pour leur défense qui ne leur seront pas remboursés même si le procès se conclut par un acquittement.

Cela est inadmissible. On ne doit pas laisser l’Autriche menacer ses citoyens de ruine et d’emprisonnement en raison de leurs activités politiques.

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