"La vivisection est barbare, inutile, un obstacle au progrès de la médecine. Il n'y a que deux catégories de médecins qui sont pour la vivisection: ceux qui ne sont pas suffisamment informés, et ceux qui y gagnent de l'argent". Dr. W. Hartinger, chirurgien, premier président de la Ligue Internationale de Médecins pour l'abolition de la Vivisection, 1992.
Voyons pourquoi l'expérimentation animale ne peut pas donner de résultats pertinents pour l'homme.
Il existe entre chaque espèce les différences que l'on peut observer à l'oeil nu (anatomie, morphologie, comportements, etc.) et celles qui ne sont observables qu'avec des instruments scientifiques (patrimoine génétique, métabolisme, physiologie, etc.).
Chaque espèce animale a un patrimoine génétique unique. Le corps humain possède entre 20.000 et 25.000 gènes et chaque gène est constitué d'une séquence de molécules (bases ACGT) qui sert à fabriquer une protéine particulière, laquelle assure une fonction biologique dans notre corps.
Il arrive que deux espèces animales aient des similitudes mais elles ne sont jamais suffisantes pour permettre à ces espèces de servir de modèle biologique l'une pour l'autre.
Le génome humain et celui du chimpanzé sont similaires à 98,76%. Il faut savoir que le génome humain comporte plusieurs milliards de bases et qu'une seule base différente peut provoquer des effets biologiques spectaculaires (ex: hémophilie). Alors, imaginez les différences potentielles lorsque 1,24% des bases, soit plusieurs dizaines de millions, diffèrent (voir l'encadré).

La population humaine est un groupe hétérogène au sein duquel il existe une grande variabilité entre les individus. Les individus peuvent être affectés différemment par une même dose toxique, et une même personne peut y réagir différemment selon les moments de sa vie.
Deux principaux types de facteurs contribuent à expliquer la nature et l'étendue des effets toxiques.
Les facteurs héréditaires. Des différences dans le patrimoine génétique peuvent intervenir dans la capacité des individus à transformer les toxiques.
Les facteurs physiologiques sont nombreux et incluent:
Pourtant, des toxicologues et des chercheurs utilisent des animaux pour tester des substances chimiques ou faire de la recherche biomédicale. Ils tentent ensuite d'extrapoler leurs résultats à l'homme.
Pour étudier une pathologie qui n'existe que chez l'homme (SIDA, cancers humains, Alzheimer, etc.) les animaux sont modifiés pour mimer cette pathologie. Certains sont manipulés génétiquement pour introduire des déficiences, d'autres subissent des interventions chirurgicales invasives visant à endommager un organe (ex: des laboratoires et des universités tentent de recréer la maladie de Parkinson chez des primates en endommageant certaines parties de leur cerveau).
Le processus de recherche peut être résumé ainsi :
Les pathologies humaines sont généralement liées à notre mode de vie et plus rarement à un problème génétique. Tenter de recréer les symptômes d'une maladie humaine dans des animaux qui ne développent pas spontanément nos maladies est une perte de temps et d'argent. Les résultats ne sont pas transposables à l'homme et peuvent même être dangereux.
Pour protéger et soigner l'humain, il faut utiliser les méthodes basées sur les données humaines. Elles sont éthiques, moins onéreuses et beaucoup plus fiables que l'expérimentation animale. Voir leur description dans "Bonne science".
Auriez-vous l'idée de vous soigner avec des médicaments vétérinaires ?
Soigneriez-vous le chat familial avec vos médicaments ?
