Coalition Anti Vivisection

Animaux de laboratoire

 

Singe calinant chien

Beaucoup de personnes désinformées pensent que l'expérimentation animale est cruelle mais nécessaire. La fiabilité du modèle animal est pourtant remise en cause par une partie de la communauté scientifique et le problème éthique n'est pas discutable.

 

Un animal est un être vivant ayant une sensibilité, une conscience et une intelligence qui lui est propre.  Pour être heureux, il a besoin d'une vie sociale, d'un environnement agréable et d'être en bonne santé. Une vie de laboratoire ne peut lui apporter aucune de ces conditions, au contraire, il va subir à la fois le stress de la captivité, l'ennui, la terreur et la souffrance.

On estime à 800.000.000 le nombre d'animaux utilisés dans le monde, chaque année, pour la recherche fondamentale, médicale, militaire, toxicologique... Autant de vies que l'on pourrait épargner grâce au bon vouloir des autorités compétentes et des laboratoires.

La vivisection peut concerner toutes les espèces animales, sauvages et domestiquées. Voici une petite revue des animaux les plus utilisés dans les laboratoires.

 



Chiens et chats

L'empathie que le citoyen peut éprouver à l'égard des animaux de laboratoire sera souvent accordée aux espèces qu'il connaît bien, notamment celles qui partagent nos vies depuis des millénaires; les chiens et les chats. Ces animaux font partie des espèces les moins utilisées en France (plusieurs milliers par an) mais subissent des expérimentations atroces. Les chats sont très utilisés pour les expériences neurobiologiques et les chiens pour les médicaments et le système sanguin.

 



Primates

Les primates sont plusieurs dizaines de milliers à subir l'expérimentation animale, les plus utilisés étant les macaques et les ouistitis.

Ils sont souvent utilisés en toxicologie pour tester des substances chimiques ou des médicaments, en recherche sur les maladies infectieuses (HIV), en neurologie dans laquelle ils subissent d'atroces et inutiles opérations sur le cerveau (Alzheimer, Parkinson) et en recherche fondamentale.

Leur proche parenté avec nous soulève contamment des questions éthiques. La famille des Hominidés, dont nous faisons partie, comprend les gorilles, les chimpanzés, les orang-outangs et les bonobos. Ces grands singes ne sont déjà plus utilisés pour l'expérimentation animale dans certains pays et le cercle sera un jour étendu à tous les primates.

 



Rongeurs

La grande majorité des animaux de laboratoire n'ont en revanche pas grande considération. Les rongeurs représentent près de 90% des sujets utilisés dans l'expérimentation animale. Les souris, les rats et les cochons d'Inde attirent rarement la sympathie alors qu'ils sont des êtres vivants au même titre que les autres. C'est bien pour cela que l'on n'entend parler que des recherches effectuées sur ces petites bêtes.

Pensez-vous qu'ils montreraient un chat avec des implants dans le cerveau au journal de 20h?

 

De par leur petite taille, ces rongeurs procurent aux vivisecteurs une facilité de manipulation et un encombrement minimal. Ils ne coûtent pas très cher, se reproduisent rapidement et ont une courte vie (surtout avec ce qu'on leur fait subir).

 

  • Note: Quelqu'un ayant déjà adopté un rat pourra vous affirmer que cet animal est intelligent mais aussi très propre, contrairement aux idées reçues. Il se lave fréquemment et utilise sa litière. Les rats, sont astucieux et peuvent même travailler en équipe. Un restaurateur a remarqué qu'un oeuf se volatilisait chaque nuit de sa table de cuisine. Il a fini par débusquer les voleurs; un rat s'enroulait autour de l'oeuf puis se faisait pousser du bord de la table par un camarade. Tombé à terre sans casse, le rat pouvait ensuite faire rouler son oeuf jusqu'à chez lui. Ces animaux peuvent être des compagnons fidèles et affectueux envers l'humain et faire preuve d'empathie pour les leurs. Il n'est pas rare de jouer avec eux. Ils sont aussi très communicatifs.

 



Lagomorphes

Autre animal très utilisé; le lapin. Il subit des tests ophtalmologiques (test de Draize) car son système lacrymal ne lui permet pas d'évacuer les produits qu'on lui met dans les yeux. Il sert aussi pour des tests dermatologiques; on lui applique des produits chimiques sur la peau.

 

  • Note: Dans un foyer aimant et enrichissant il développe un comportement qui tient à la fois du chien et du chat. Il faut savoir qu'au Japon le lapin est considéré comme animal de compagnie et ne fait pas partie des animaux de consommation. Un lapin est long à apprivoiser et à comprendre. C'est un animal de proie méfiant, toujours prêt à détaler en cas de bruit inquiétant ou de menace. Il communique différemment des animaux de compagnie habituels. Contrairement à ce que l'on peut s'imaginer il est très propre. S'il vit en liberté dans une maison il comprendra vite qu'il doit se soulager dans sa litière. Il suffit de lui montrer deux ou trois fois et c'est gagné.

  • Un lapin peut manifester sa joie de vous voir en courant autour des pieds, en faisant des bonds en claquant des oreilles ou en se roulant sur le dos. Il réclame souvent de longues séances de caresses et de massage de tête, pendant lesquels il grince des dents de bonheur tout comme le chat ronronne (le grincement des dents sans raison apparente peut aussi signifier une grande souffrance).Pour être heureux, le lapin a besoin d'affection mais aussi de jouer, de courir, de creuser et de ronger.

 

Attention: ces éloges du rat et du lapin ne sont pas faites pour inciter à l'adoption. Elles sont pour rappeler qu'il ne faut jamais sous-estimer un animal, quelle que soit sa taille ou l'image qu'on peut en avoir. Ex: un rat n'est pas une abjecte créature, le lapin n'est pas une bête stupide qui vit dans un clapier en attendant des carottes.