Chercheurs

Depuis longtemps, la conscience collective accorde à la recherche médicale confiance, respect et espoir, tout cela arrosé d'un caractère philanthropique.

Les scientifiques font partie de l'élite de notre société et suscitent bien plus d'admiration que les politiciens. Pour nous, les savants sont dignes de confiance et les publicitaires l'ont bien compris en utilisant des blouses blanches pour vanter les performances d'une lessive ou d'une voiture.

Il est même effrayant de constater le pouvoir qu'exerce sur nous la blouse blanche. Celle-ci peut conférer à celui qui la porte assez d'autorité pour nous pousser à commettre des actes immoraux (Expérience de Milgram1).

Il est vrai que la recherche, de manière générale, est nécessaire et permet d'améliorer nos conditions de vie tant sur le plan médical que matériel, mais il ne faut pas perdre de vue que derrière tout cela il y a salaires, formations, subventions, bourses, investissements, publications et notoriété. Même si certains chercheurs sont passionnés et pensent contribuer au bien-être de l'humanité, c'est bien souvent une très puissante entité qui tire profit de leur travail pour ses propres intérêts financiers.

Voici quelques raisons pour lesquelles un chercheur utilise les animaux dans ses expériences:

  • La notoriété est obtenue par la publication d'articles scientifiques reconnus par ses pairs qui utilisent eux-mêmes des animaux.
  • Un tiers des animaux sont utilisés en recherche fondamentale (33%). C'est à dire que des chercheurs sont subventionnés pour satisfaire leur curiosité scientifique sur des animaux. Il n'y a pas forcement de buts aux expériences mais les découvertes font l'objet de publications.
  • File 778Un autre tiers de l'expérimentation animale (31%) est la recherche et le développement en médecine humaine. Une fois de plus les chercheurs ont un panel de possibilités pour étudier les maladies humaines en tentant de les recréer chez des animaux (ex: essayer de rendre des chiens alcooliques, provoquer des troubles du sommeil chez des chats, endommager le cerveau de primates ou de souris pour créer des symptômes semblables à Parkinson). Tout cela grâce à l'argent du contribuable ou à des financements privés.
  • Le chercheur a fait des années d'études et de recherches impliquant les animaux et ne souhaite pas les remettre en question.
  • Le poids de la routine et la sécurité de l'emploi.
  • La peur de contester l'utilité de l'expérimentation animale et de se retrouver au placard.
  • Il est très facile de reprendre la publication d'un confrère, changer une ou deux variantes et refaire l'expérience.
  • Les distinctions sont données par des confrères majoritairement vivisecteurs (ex: les Prix Nobel de physiologie ou médecine sont attribués par un jury de professeurs en médecine de l'Institut Karolinska).
  • On peut faire à des animaux ce qu'on ne peut pas faire, légalement, à des humains.
  • L'expérimentation animale freine les découvertes de remèdes pour les maladies humaines (il ne faut pas tuer la poule aux œufs d'or qu'est la recherche sur le cancer, le SIDA, les maladies orphelines, etc). Il suffit aux chercheurs de dire qu'ils ont fait un petit progrès pour obtenir le renouvèlement de leurs subventions.
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