Toxicologie

Problèmes liés à la toxicologie sur les animaux:

"Les essais expérimentaux sur l’animal permettent de connaître les effets sur la santé des différents xénobiotiques. Elles sont souvent longues (1, 3, ou 6 mois, voire 2 ans) et coûteuses, mais surtout nécessitent un grand nombre d’animaux, sans pour autant que les résultats observés soient transposables à l’homme." AFSSET1
  • Résultats non applicables à l'homme, extrapolations hasardeuses.
  • Tests très coûteux (beaucoup d'animaux, de personnel, de matériel, etc.).
  • Évaluations longues (plusieurs années avant d'obtenir les résultats qui seront valables pour l'animal).
  • On ne teste pas les interactions entre des produits chimiques (cocktails).
  • La toxicité d'une substance qui se révèle sur le long terme ne peut pas être détectée.
  • Impossibilité d'affirmer la tératogénicité d'une substance pour l'homme (~50% de concordance de résultats entre l'homme et l'animal).

Quel est donc l'intérêt de l'expérimentation animale ?

On pourrait utiliser les techniques scientifiques sans animaux, pertinentes, moins onéreuses et plus rapides mais cela n'arrangerait pas l'industrie chimique qui génère un chiffre d'affaires de 500 milliards d'euros2 et produit environ 400 000 tonnes de substances chimiques chaque année.

Des tests basés sur des données humaines (cultures cellulaires, la toxicogénomique, la bio-informatique, etc.) ne permettent pas de tricher comme avec les animaux. Il est probable que la majorité des produits chimiques seraient retirés du marché si l'on découvrait leurs vrais effets cancérogènes, (pouvant entrainer un cancer), mutagènes (entraînant des mutations génétiques) ou reprotoxiques (toxiques pour la reproduction).

Méthodes substitutives

File 427

Concernant le financement des méthodes substitutives en France, les seules informations que l'on daigne nous fournir datent d'il y a plusieurs années. Il semblerait que seulement 800 000 francs (~122 000 euros) aient été alloués au développement des méthodes substitutives entre 1994 et 1997 contre plusieurs dizaines de milliards de francs pour l'expérimentation animale. En outre, d'après le Journal Officiel datant du 1/11/2005, les laboratoires possédant un agrément pour pratiquer l'expérimentation animale seraient au nombre de 434. Malgré les demandes répétées de différentes associations, le Ministère de la Recherche refuse de communiquer ses chiffres.

Nous savons qu'au niveau européen, dans le cadre des PCRD (Programme-Cadre de Recherche et de Développement), 150 millions d’euros ont été alloués au développement de méthodes substitutives depuis 20 ans.

Le Centre européen de validation des méthodes alternatives (Ecvam) « n’a validé en dix ans que quinze méthodes alternatives, dont cinq fois la même, soit dix nouvelles, une par an ».3

Additifs alimentaires

Les additifs alimentaires sont aussi testés sur des animaux avant d'être approuvés par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). En revanche, les évaluations de sécurité de leur groupe scientifique "comprennent un examen de toutes les études scientifiques pertinentes et de toutes les données sur la toxicité disponibles, y compris la génotoxicité et l’exposition humaine, à partir desquelles le groupe scientifique tire des conclusions concernant la sécurité de la substance".4

Nous avons donc une idée des méfaits que peuvent causer ces additifs alimentaires qui pullulent dans les produits, le plus souvent, industriels.

  • Les additifs naturels
    Issus du monde minéral, végétal ou animal, ils ne sont pas sans risques pour la santé.
  • Les additifs synthétiques
    Crées pour se substituer aux substances naturelles plus onéreuses, ils peuvent être dangereux, notamment si leur fabrication exige des solvants qui ne sont pas entièrement éliminés.
  • Les additifs artificiels
    Non présent à l'état naturel, ces substances sont créées de toutes pièces.

Voici un site qui répertorie les additifs alimentaires et leurs dangers: http://www.les-additifs-alimentaires.com/

 

Petits conseils:

  • prenez l'habitude de lire les étiquettes
  • mangez biologique (et équilibré) le plus possible
  • utilisez des produits d'entretien naturels
  • évitez les produits alimentaires industriels
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