On pourrait utiliser les techniques scientifiques sans animaux, pertinentes, moins onéreuses et plus rapides mais cela n'arrangerait pas l'industrie chimique qui génère un chiffre d'affaires de 500 milliards d'euros2 et produit environ 400 000 tonnes de substances chimiques chaque année.
Des tests basés sur des données humaines (cultures cellulaires, la toxicogénomique, la bio-informatique, etc.) ne permettent pas de tricher comme avec les animaux. Il est probable que la majorité des produits chimiques seraient retirés du marché si l'on découvrait leurs vrais effets cancérogènes, (pouvant entrainer un cancer), mutagènes (entraînant des mutations génétiques) ou reprotoxiques (toxiques pour la reproduction).
Concernant le financement des méthodes substitutives en France, les seules informations que l'on daigne nous fournir datent d'il y a plusieurs années. Il semblerait que seulement 800 000 francs (~122 000 euros) aient été alloués au développement des méthodes substitutives entre 1994 et 1997 contre plusieurs dizaines de milliards de francs pour l'expérimentation animale. En outre, d'après le Journal Officiel datant du 1/11/2005, les laboratoires possédant un agrément pour pratiquer l'expérimentation animale seraient au nombre de 434. Malgré les demandes répétées de différentes associations, le Ministère de la Recherche refuse de communiquer ses chiffres.
Nous savons qu'au niveau européen, dans le cadre des PCRD (Programme-Cadre de Recherche et de Développement), 150 millions d’euros ont été alloués au développement de méthodes substitutives depuis 20 ans.
Le Centre européen de validation des méthodes alternatives (Ecvam) « n’a validé en dix ans que quinze méthodes alternatives, dont cinq fois la même, soit dix nouvelles, une par an ».3
Les additifs alimentaires sont aussi testés sur des animaux avant d'être approuvés par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). En revanche, les évaluations de sécurité de leur groupe scientifique "comprennent un examen de toutes les études scientifiques pertinentes et de toutes les données sur la toxicité disponibles, y compris la génotoxicité et l’exposition humaine, à partir desquelles le groupe scientifique tire des conclusions concernant la sécurité de la substance".4
Nous avons donc une idée des méfaits que peuvent causer ces additifs alimentaires qui pullulent dans les produits, le plus souvent, industriels.
Voici un site qui répertorie les additifs alimentaires et leurs dangers: http://www.les-additifs-alimentaires.com/
Petits conseils:
