Alzheimer

On s'obstine à utiliser des animaux dans la recherche médicale alors que les plus grandes découvertes dans ce domaine ont été obtenues par l'observation clinique de patients (imagerie médicale, observation de symptômes, biopsies, autopsies etc.) et l'épidémiologie qui consiste en l'observation de tranches de population.

Il a été démontré par ces techniques que la pollution chimique, dont les pesticides, est responsable d'une recrudescence de cancers, allergies et maladies neuro-dégénératives telles que Alzheimer et Parkinson.

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Des recherches sont actuellement faites sur la maladie d'Alzheimer, un fléau qui a longtemps été réservé aux personnes âgées et qui touche désormais des personnes de plus en plus jeunes.

Des scientifiques cherchent à soigner cette maladie, qui est propre à l'humain, en utilisant le modèle animal. Pourtant, en tentant de recréer de façon artificielle cette maladie neuro-dégénérative on ne peut pas obtenir de résultats concluants applicables à l'humain.

Aucune espèce n'est le modèle biologique d'une autre et il n'est pas difficile d'imaginer les différences qu'il y a entre le cerveau d'un humain et celui d'une souris.

 

Voici ce qui se passe quand on utilise le modèle animal:

  • On observe une pathologie chez le patient humain.
  • On tente de créer une pathologie similaire chez l'animal, qui ne développe pas spontanément ce type de symptôme puisque différent de l'humain (métabolisme, mode de vie, résistance aux maladies humaines, environnement etc).
  • On tente de soigner cette imitation de pathologie.
  • On tente d'appliquer ce remède à l'humain.

 

Il serait quand même plus simple et plus pertinent de se consacrer aux recherches sur l'humain directement, d'autant plus qu'il existe des méthodes modernes scientifiques n'impliquant pas l'utilisation d'animaux. De nombreux patients, souffrant de cette maladie, permettent aux chercheurs d'en étudier la cause et l'évolution.

L'animal a bon dos

L'animal est bien pratique pour lancer toutes sortes d'études sans réelle avancée pour l'homme. Il est facile d'obtenir des subventions et de publier des articles quand il s'agit de tester tout et n'importe quoi sur des animaux. D'ailleurs, 31% de l'expérimentation animale est de la recherche fondamentale !

De temps à autres il faut justifier les colossales sommes d'argent investies dans la recherche médicale par des fonds privés et publics. Il faut montrer "qu'on y est presque" et sous-entendre qu'un peu plus d'argent pourrait aider.

Les journalistes

Les médias sont friands d'articles et de reportages pouvant donner l'espoir de soigner un fléau. Il faut savoir que le français place, par ordre d'importance, la santé en première position avant le travail et l'amour. 

Malheureusement, les journalistes ne sont pas plus scientifiques que le grand public. La blouse blanche invite au respect et à la confiance alors il est facile de se laisser guider par l'espoir.
Vous avez forcément lu des articles ou vu des journaux télévisés qui vantaient de nouvelles découvertes faites grâce à l'expérimentation animale. N'avez vous jamais remarqué que ces soi-disant progrès sont toujours dans l'expectative?

On nous montre régulièrement des chercheurs en blouse blanche et des souris grâce auxquelles on « pourra un jour envisager de [...] », « [...]accorde de grands espoirs dans [...] ».
Puis on n'en n'entend plus jamais parler. Ce qui est regrettable, c'est que la personne ayant vu ces reportages aura tendance à ne retenir que le « grâce à la souris » et continuer à croire que l'expérimentation animale est un mal nécessaire.

Dans un article diffusé le 2 février 2009,1 il n'y a qu'à lire les premières lignes pour voir apparaître le schéma classique:

« Une protéine produite par une partie du cortex cérébral a des effets "puissants" sur des souris auxquelles avait été inoculée la maladie d'Alzheimer, selon des chercheurs qui y ont vu l'éventualité d'une nouvelle approche du traitement de la maladie. »

A titre d'exemple, les recherches sur le cancer effectuées sur les souris, se révèlent très encourageantes... depuis presque 100 ans.

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  • 1. Alzheimer : une protéine naturelle a des effets "puissants" sur des souris
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